Les Marquises

Si on m’avait dit, il y a 15 ans, que je serai retenue sur une île en plein milieu de l’Océan Pacifique avec un mari et 3 enfants, je ne l’aurai sans doute pas cru ! A cette époque, ma vie était un long fleuve tranquille… Et me voici à traverser les mers contre vent et marées !

Mais “La vie est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber

(Robert Zemeckis) forrest gump

Les Marquises : « Terre des Hommes » sont situées à 1500 km de Tahiti, cet archipel en Polynésie française est le plus éloigné de tout continent. Son littoral alterne falaises abruptes et baies profondes. Le monde végétal règne sur cette terre mystérieuse perdue au milieu de l’océan qui nous donne une palette de vert aux mille nuances dégoulinant dans l’océan. C’est beauuuuuu…..

Nous sommes dans la baie des traitres à 2km d’ Atuona, la bourgade principale de l’île d’Hiva Oa. Au milieu de falaises vertigineuses, la nature à l’état brute nous a accueille et nous nous sentons tout petit. Le temps s’arrête…

« Et par manque de brise, le temps s’immobilise aux Marquises »

Jacques Brel

Enfin déconfinés et lâchés dans la nature, nous partons à la rencontre d’Hiva Oa… Nous découvrons son vrai visage, ses reliefs tourmentés. Aux abords des routes, nous discutons avec les habitants qui s’inquiètent pour nous, posent des questions sur notre période de confinement. Nous échangeons sur la situation ici et sur les autres îles polynésiennes. Très souvent, nous repartons avec des sacs remplis de pamplemousses, des mangues, des papayes, des caramboles et les papilles qui pétillent ! Nous sommes touchés par la pudeur et la bienveillance des locaux. Les touristes arrivés en avion ont été évacués et les hôtels désertés.

Les mesures de confinements levées, les habitants viennent à notre rencontre sur le ponton en nous apportant des caisses de fruits. La future maire de l’île est présente et fait un discours officiel. Nous sommes touchés par l’accueil de la population qui a un sens de l’hospitalité qui laisse rêveur

Voir le reportage avec le lien ci-dessous:

https://la1ere.francetvinfo.fr/polynesie/marquises/hiva-oa/hiva-oa-les-plaisanciers-et-les-marins-du-taporo-touches-par-la-generosite-des-marquisiens-829154.html

Pour officialiser la navigation intra archipel, nous avons reçu un drapeau, un laisser-passer destiné à rassurer les habitants lors de notre arrivée sur leur terre.

Le pèlerinage

Jacques Brel a trouvé refuge dans ce petit coin de paradis en 1975, l’année de ma naissance 😉. Malade mais encore pleins de rêves, il est arrivé sur un bateau de 18 mètres, l’Askooi. Il ne le sait pas encore mais il vit son dernier voyage… Il a laissé en testament un magnifique album et surtout une chanson qui nous laisse sans voix, « Les Marquises »

Surplombant l’océan, le cimetière apparait, à peine dissimulé derrière une rangée de frangipaniers. La tombe du grand Jacques est là. Nous sommes au cimetière du Calvaire. Pas de fleurs mais des petits cailloux tatoués chuchotant des mots remplis de reconnaissance dans un lieu empreint de sérénité.

Nous ne manquons pas de laisser une trace de notre passage. C’est la première fois que nous emmenons les enfants visiter un cimetière !


Ilian: “les cimetières, c’est mortel, moi j’aime pas!”

La rangée suivante, nous saluons monsieur Gauguin au passage.

Le drapeau marquisien est formé de 3 couleurs : jaune, rouge et blanc, avec un tiki stylisé sur le blanc. Le jaune exprime la fête, le rouge est la couleur des chefs et le banc représente la paix. Le tiki est le signe de la culture polynésienne.

 

 

Les tatouages marquisiens

Le tatouage marquisien, interdit au 19ème siècle et réhabilité dans les années 80, est chargé en symboles traditionnels et créatures divines. Il rassemble une panoplie de tracés très travaillés, des lignes harmonieuses et des courbes abstraites. Chaque Marquisien a le sien. C’est une véritable carte d’identité pour celui qui le porte 

A la découverte des tikis

Le tiki est le symbole de la culture polynésienne. C’est un mot qui signifie aussi bien « homme », « dieu » ou « homme dieu », une représentation humaine sculptée de façon stylisée que l’on trouve sous forme d’une statue, d’un tatouage ou d’un pendentif, souvent en pierre, en os ou en bois.

Au nord d’Atuona, à 2 heures de route se trouve le fascinant site archéologique de Lipona. Pour y arriver, nous avons loué une voiture tout terrain ! Les routes sont plutôt…comment dire…cahoteuses !

C’est pour célébrer une victoire d’une tribu sur une autre que les tikis ont été édifiés. Mais ils sont encore entourés de beaucoup de mystères… Ce sont des pièces rares ; la christianisation, au 19 -ème siècle, leur a porté un coup fatal. Les missionnaires protestants et catholiques ont enfui, détruit, brûlé ces objets de cultes.

Le Takai qui fait 2,43 m de haut honore la mémoire d’un chef guerrier réputé pour sa force.

Le tiki couché sur le ventre, à droite,  est rare dans l’art marquisien, on ne sait pas trop quelle signification lui donner.

Un marae,   lieu sacré qui servaient aux activités sociales, religieuses et politiques

Le Tiki souriant, sur le site de Punaei n’est pas facile à dénicher. Il y a un plan sur la route, tracé à la main sur un plaque en plastique. Au croisement de 2 chemins, prendre à droite. 10 mètres plus loin, un gros caillou marqué d’un croix verte indique la direction ! Nous nous enfonçons dans la fôret vierge en nous prenant au jeu comme si nous cherchions un trésor.

Et puis un tiki d’un mètre de haut arborant une expression souriante apparait…. C’est magique !

 

Vous ne trouvez pas qu’il y a une ressemblance avec quelqu’un ???? On dirait même qu’il a des lunettes !

« La pluie est traversière, elle bat de grain en grain quelques chevaux blancs qui fredonnent Gauguin ». Jacques brel

La monnaie locale est le franc pacifique ou franc CFP (colonie française du pacifique)

1€ = 119, 33CFP

La plupart des produits sont importés et taxés à leur arrivée :- /

Crêpes party avec les Roxy (Des Belges du BW)

L’Aranui et le Taporo sont 2 immenses paquebots qui ravitaillent les îles toutes les 3 semaines environs.

 

Pour les lecteurs belges, un petit clin d’œil à nos produits Colruyt dans les îles!

Nous sommes le 22 avril, c’est l’anniversaire de notre petit bonhomme. 8 ans, ça se fête !!! Sofiène l’a emmené à terre pour faire diversion…Pendant ce temps, les copains sont arrivés et décorent le bateau de banderoles et de ballons. En entendant l’annexe qui revient vers Seacroods, ils se précipitent tous dans sa cabine en pouffant de rire. Ilian les découvre, ému, et la fête commence ! Merci à eux pour leurs cadeaux et le délicieux gâteau au chocolat de Coline (cuit au four solaire !). Et merci à Court Bouillon pour le pistolet à eau.

 

 

Le soir, chez Isabelle et Luc, la fête continue. Merci Isabelle pour la déco personnalisée 😉

On retrouve la fleur de Tiaré en abondance aux Marquises. Les femmes les glissent derrière l’oreille ou les piquent dans leurs cheveux. Que ça sent bon!!!

On croise sur les routes bon nombre de poules sauvages avec des poussins. Il y a des chèvres, quelques bœufs, des cochons, des chevaux. Ici, pas de serpent, pas de mygales, pas de grosses « bébêtes », hormis les cafards qui sortent à la tombée de la nuit. Nous ne voyons très peu de papillons, quelques libellules et pas de coccinelles. Mêmes les oiseaux ne sont pas bien représentés. Il y a des ruches et on peut trouver du bon miel assez facilement.

Par contre, les nonos, ces petits moucherons nous vampirisent et nous menons une guerre sans relâche avec nos ennemis. Nous achetons des tortillons qui ressemblent à de l’encens pour les éloigner. Et chaque fois que nous allons à terre, nous nous badigeonnons de spray anti- moustique. Mais il nous arrive régulièrement d’oublier nos armes et de revenir avec des morsures qui provoquent des démangeaisons insupportables mais sans grand danger si on les désinfecte convenablement.

Il y a aussi beaucoup de chiens en liberté.

Le pétroglyphe de Tehueto  

Les pétroglyphes sont des représentations gravées dans la roche. Leur fonction était probablement religieuse mais leur signification reste encore un mystère. Il y en a beaucoup aux Marquises.

Pour y arriver à notre but, il a fallu trouver un guide (merci Dominique du bateau Court Bouillon)), détourner l’attention de plusieurs taureaux, traverser une rivière, se frayer un passage dans des herbes hautes de 2 mètres aux senteurs de basilique. Toute une aventure pour arriver à la grosse pierre. A l’origine, elle était dressée à la verticale. Elle montre des personnages les bras levés. Un mouvement de terrain a fait dégringoler le gros bloc basaltique qui s’est retrouvé couché quelques mètres en contrebas.

Yann arrive dans la baie de Tahauku sur son “Baluchon” devant le regard admiratif des autres voiliers. Il vient de traverser le Pacifique et arrive lentement en godillant à bord de son mini voilier de 4 mètres. Rapidement, nous lui apportons des vivres car il ne peut pas encore descendre de son bateau. Ça tombe bien, il est à sec!

Quelques jours plus tard, il apprend au capitaine à godiller!

Nous avons eu l’honneur de partager un repas avec un homme humble et intéressant.

Le capitaine s’entraîne au stand paddle. IL fait beaucoup de progrès… Si si!

Le poisson cru à la Tahitienne. Pour préparer le must de la cuisine polynésienne, découpez du poisson fraîchement pêché en lamelles, rincez-les abondamment à l’eau (de mer), arrosez de jus de citron vert afin de le « cuire », assaisonnez et ajoutez des oignons. Versez le tout sur une bonne quantité de lait de coco. Bon appétit ! Essayez, vous m’en direz des nouvelles !

Variante du cap’tain: après avoir laissé mariné le poisson cru dans le citron 30 minutes, ajouter 2 cuillières à café de sauce Soja, 1 gousse d’ail rapé et la même quantité de gimgembre frais rapé. Ajouter huile d’olive, graine de sésame et poivre noir  selon envie.

Cours de peinture sur paréo avec les copines voileuses

Saviez-vous que

Les mots « paréo » et « tabou » sont des rares mots polynésiens a être passé dans d’autres langues.

En route vers une autre île de l’archipel des Marquises Tahuata

Nous accostons dans la baie de “Hanamoenoa”, après une nuit dans une autre petite baie avoisinante. Il fait chaud toute l’année en Polynésie. En ce moment, il fait 30 degrés et l’eau de la mer est à la même température, voir un degré en plus ! La nuit, en revanche, il fait plus froid… 24 degrés. BRRR

Deux autres voiliers sont déjà ancrés à notre arrivée. Au loin, une petite plage de sable doré et des cocotiers… C’est paradisiaque. Nos jetons la pioche. Impatients, nous sautons dans nos maillots attirés par l’eau turquoise avec nos tubas et nos masques ! Un autre monde s’ouvre… Des poissons multicolores se baladent en solo ou en banc. Je suis toujours fascinée de voir comment ceux-ci  peuvent être synchro quand ils changent de direction. Une raie majestueuse passe à quelques mètres de nous. Elle semble voler dans l’eau. Un petit requin avance au fond de l’eau sans se soucier de notre présence…. No stress. Ils chassent la nuit !

Quand nous pêchons du poisson, il y a toujours un risque qu’ils ne contiennent de la ciguatera. La chair contaminée par cette microalgue peut être très toxique pour l’homme. Il est prudent de demander aux locaux si nous pouvons les consommer.

Avant- après

2 jours plus tard, j’embarque Lynn sur le stand paddle pendant que les garçons frottent la coque. C’est un travail fastidieux qui est toujours à refaire tous les mois et qui prend plusieurs journées sur un catamaran. Dans ces cas-là, je fais autre chose, mine de rien…Ce matin, nous partons donc entre filles sur le petit bout de plage bordée de cocotiers. De grosses vagues projettent le paddle sur la petite plage abandonnée et le renverse sans crier gare… Nous reprenons pied rapidement et je tire le paddle assez haut pour que la mer montante ne la happe pas dans l’heure suivante. Nous nous dirigeons toutes les deux vers la « zone habitée »

Hier, avec mon amie Isabelle et les enfants, nous sommes venus sur cette plage. En nous baladant, nous avons admiré une magnifique table faite de 4 troncs d’arbre et de bambous tressés derrière un panneau nous prévenant que nous entrions dans une propriété privée… Tout le mobilier semblait être construit à la main avec du bois ramassé et patiemment assemblé. On avait l’impression de rentrer dans la maison de Robinson Crusoé mais celui-ci n’étant pas là, alors, nous n’avons pas osé aller plus loin…

Plus tard dans l’après-midi, le maître des lieux est venu nous voir à bord de son canoé pour nous proposer le fruit de sa chasse. Nous avons accepté et discuté, Sofiène et moi, un long moment avec ce monsieur marquisien un peu étrange qui se réfugie sur sa plage pour fuir le monde moderne où il ne trouve plus sa place.

C’est dans l’idée d’avoir des nouvelles de notre morceau de bidoche que je me décide ce matin d’aller à sa rencontre… Et aussi parce que je curieuse de voir sa « propriété », le l’avoue….

Lynn et moi avançons doucement vers la première rangée de cocotiers. Très vite, nous l’apercevons face à la mer, assis sur une planche de bois occupé à tisser un plat en feuilles de bananier. Il nous a vu arriver depuis son poste d’observation. Il a une quarantaine d’années, avec des cheveux ébène attachés dans la nuque. Il est très peu tatoué pour un Marquisien et il porte un short bien usé.

Il y a une délicieuse odeur de viande cuite au feu de bois et d’épices fraîches qui nous chatouillent les narines. C’est bon signe ! Sans se lever, il nous invite à nous asseoir face à lui, sur une grosse branche en bois déposée sur 2 cailloux. Nous restons un moment silencieux. J’ai l’impression d’être dans le décor du film : « Seul au monde ». Je n’ai pas retenu son prénom, je vais l’appeler Robinson.

Robinson : « Vous voulez une tisane ? 

Moi : « volontiers »

Lynn : « Moi aussi, je veux une tisane ! »

Je la regarde étonnée car elle n’en boit jamais… Mais je me dis qu’il vaut mieux qu’elle boive de l’eau bouillie. Il ne doit pas avoir de l’eau fraiche dans son campement…

Il revient avec 2 tasses qui devaient être blanches à l’origine. Une feuille de basilic et une feuille de citronnier dégagent un délicieux parfum.

Elle se lève. « Regarde maman, un papillon !

C’est le premier que nous voyons depuis que nous sommes aux Marquises et nous le suivons des yeux. Pendant ce temps, Robinson est parti. Il revient avec une feuille remplie de riz et de chèvre. Il est 9 h du matin et je me retrouve avec ma fille en train de manger dans une feuille d’arbre en compagnie d’un inconnu sur une île au milieu de l’océan pacifique pendant que mon mari frotte la coque de son bateau !

Tout va bien madame la Marquise, tout va bien !

Robinson : « elle ne demande pas de couvert » dit-il en souriant. D’habitude, c’est la première chose que les enfants demandent »

Moi : « oui, c’est vrai », en cachant ma fierté.

Lynn semble fascinée par les lieux, elle regarde partout. Elle se lève à la recherche de trésors (des coquillages, des fleurs, pierres et bouts de bois). Elle est à l’aise. Elle revient régulièrement vers son assiette végétale, chasse les mouches d’un revers de la main et continue avec délectation. Elle boit la tisane. Elle joue le jeu à fond. Je souris en regardant ma petite sauvageonne.

Pendant ce temps, je discute avec notre hôte. Il vit en total symbiose avec la nature. Il connait chaque animal qui passe sur son territoire, ses habitudes, son cri. Il me donne le nom des arbres, leurs vertus médicinales. J’apprends à reconnaitre le tamanu. Avec ses fruits, on fait l’huile de calophylle, une huile qui a de grandes vertus cicatrisantes pour la peau. Il m’explique aussi comment extraire le jus du noni.

Parfois son regard s’assombrit.

Robinson : « le monde m’est devenu insupportable, je me réfugie ici pour retrouver la paix.

Mais dès qu’il pose les yeux sur Lynn, ses yeux redeviennent rieurs et complices.

– « Les enfants sont purs, jamais plus je ne ferai confiance à des adultes », dit- il en regardant dans le vide.

Soudain, il se lève et revient avec un couteau avec une lame de 30 cm. Je m’efforce de garder mon sang froid.

– « Venez avec moi », dit-il…

Lynn ne pose pas de question et emboite le pas. Je me demande soudain ce que je fais là. Je repasse tout le film dans ma tête. Il a parlé tout à l’heure d’un manguier dans la forêt. Ça doit être là qu’il nous emmène. Il est déjà quelques mètres devant. Le sol est recouvert de branchages, d’épines, de noix de coco, de troncs. Nous sommes pieds nus et j’ai envie de dire ouille à chaque pas ! Après 50 mètres, Lynn me dit qu’elle a trop mal aux pieds. Robinson me demande s’il peut la porter sur ses épaules. J’accepte. Il me tend son couteau. Je me retrouve avec la grande lame en main. Mais il la récupère ensuite. Je prends soin de le suivre en marchant sur ses pas. Il prend de la distance. La peur anesthésie mes coussinets. J’ai confiance en lui mais j’ai trop lu de romans policiers ces derniers temps ! J’imagine dans les journaux belges le gros titre : « disparues dans les Marquises, une liégeoise et sa fille de 5 ans ». Je respire profondément et j’avance. Lynn et lui prennent de la distance sur moi. Puis, il s’arrête et pose Lynn par terre. Je la rejoins. Devant nous, un immense manguier de plus ou moins 10 mètres de haut apparait. Il grimpe dedans en moins de temps qu’il faut pour le dire et le secoue comme un prunier. Une douzaine de mangues tombent sur le sol. Il les ramasse joyeusement. Il s’assied sur une noix de coco et  dispose deux autres face à lui.

Lynn : « tiens maman, assieds-toi sur ton siège »

Il découpe des tranches et nous les tend. Nous dégustons, savourons ce moment magique au milieu de nulle part. je décompresse…

Sur le retour, il nous montre un ancien séchoir à Copra. Lynn et moi avons les jambes recouvertes de fourmis. Elles ne piquent pas. Nous les chassons, les écrasons pour s’en débarrasser. Robinson, lui, n’en a aucune. Il explique à Lynn :

« Tu ne dois pas écraser des fourmis. Si tu en tues une, elle va libérer des phéromones qui vont attirer les autres ». Il nous apprend que cette sorte de fourmis est arrivée il y a 3 ans avec les gros cargos et que maintenant, toutes les iles en sont envahies.

Nous reprenons le chemin inverse. Sofiène doit commencer à s’inquiéter. Mon amie Isabelle arrive avec son stand paddle et nous reprenons une tisane. Nous repartons avec notre plat à partager. Je me demande toujours comment Isabelle a pu le ramener à bord sans qu’il ne se renverse dans la mer, elle est trop forte !

Quelle aventure!

Toujours sur Tahuata, nous rejoignons nos amis du bateau Azyu dans une baie à Hapatoni.

10 min en annexe suffisent de Hapatoni pour arriver à Vaitahu le plus grand village de Tahuata (une église, un café avec Wi-Fi, une supérette, la mairie et la police).

Balade à Hapatoni.

 

Séchoir à copra

 
 

Hapatoni un petit bourg plus au sud est reputé pour ses artisants. Jean Marie et Gaëlle de Azyu qui sont déjà venus, nous emmènent chez des sculpteurs. Ici, pas de magasins pour touristes, juste quelques artistes qui reçoivent chez eux et vendent des pièces sculptées en bois, os, rostre d’espadon, dents d’animaux et pierre.

 

Les journées sont fatigantes 😉

En route vers Fatu Hiva

Tout d’abord, nous accostons dans la baie de Omoa après une navigation très musclée! Nous sommes contents d’arriver. Après une bonne nuit, nous décidons d’assister à la messe chantante et pleine de vie célébrée en marquisien. A peine sorti de l’église, une dame m’offre sa couronne de fleurs et Lynn reçoit son collier.

Nous nous déplaçons dans la baie des Vierges, toujours à Fatu Hiva. Nous faisons de belles rencontres et repartons avec des tonnes de fruits donnés le plus souvent de bon coeur ou suite à un service rendu ou du troc (matériel de pêche, cordage). Nous ressentons qu’ils manquent de certaines choses plus que sur les autres îles moins isolées. On me demande du maquillage, du parfum, des crayons et des stylos pour les enfants. Nous allons un soir manger chez des habitants qui nous font découvrir la cuisine traditionnelle.

Nous repartons sur Hiva Oa pour faire le plein de nourriture. Prochaine étape, les TUAMUTU.

On vous embrasse très fort et n’hésitez pas à nous donner des nouvelles!

Le coin de Naèl

Salut tout le monde!

Avec papa on a coupé des bananes. On s’est bien amusé.

Et on a mangé des bananes pendant 3 semaines  miam miam. On a aussi fait beaucoup de milkshakes et de gâteaux à la bananes!

 

En exclusivité!!!

les vidéos de Capt’ain

A regarder jusqu’à la fin 🙂

This Post Has 9 Comments

  1. Encore une fois merci pour ce superbe récit digne d un reportage sur arte, on voit bien qu’il y a des gens simple et nature qui vivent en harmonie avec la nature sans superflu et qui se contentent de de qu ils ont. En Europe cela fait trop longtemps que ce stade est dépassé ce qui est très très regrettable pour notre chère planète, merci beaucoup de nous avoir transporté dans votre aventure car ç est vraiment idyllique, bravo à Mister Capt Ain pour les vidéos, par contre va falloir améliorer ce déguisement en carton 😂😂😂, bon anniversaire en retard a ton bout de chou et à très bientôt inchallah, bises bises bises 😘

    1. Merci Jaja pour les nouvelles, comme tu dis ça a beaucoup changé chez nous..avec la crise passée peut être que nous nous sommes rappelé de ce qui est important..on vous envoie plein de soleil ..bisous à toute la famille

  2. Pourquoi quitter ce paradis ??? Vous nous donnez du rêve….! Comme les enfants changent, ils sont épanouis plein d’étoiles dans leurs yeux si rieurs .POURQUOI revenir dans un pays de cons!!??? Je vous souhaite de tout coeur encore plein de merveilles et de magnifiques rencontres de la vraie humanité ! MILLES gros bisous à vous tous ❤💙💖💚💛😙😙😙😙😙

    1. Je crois que le paradis, il existe quand on est avec les gens qu’on aime, peu importe le lieu où on se trouve. Le voyage nous permet de rencontrer de belles personnes et de voir de magnifiques paysages. Mais tout ça, on peut aussi le trouver à Liège quand on prend la peine de découvrir toutes les merveilles qui nous entourent. Mais comme tu dis, il y a des cons. Mais ici aussi, il y en a! Mais peut- être un peu moins:-)))
      Merci de nous accompagner au travers de nos aventures, ça fait chaud au coeur de te savoir à nos côtés
      Grosse bise de tout l’équipage

  3. Blij om jullie te horen/zien ;-). Fijn dat alles onder speciale omstandigheden goed gaat. Hou jullie goed. Goedele

    1. Merci Juf 😉
      Je vais écrire en français car nous ne pratiquons plus beaucoup le néerlandais en ce moment et on oublie un peu!
      J’espère que tout va bien aussi de votre côté et que le retour à l’école se passe en douceur
      Nous vous embrassons tous
      Les SeaCroods

  4. Coucou de Belgique!
    Merci à nouveau pour ces jolis moments partagés…
    En Belgique, nous voici en phase de “déconfinement” et personnellement, après 10 semaines à la maison avec deux ados, j’avoue qu’il est bon de revoir enfin quelques membres de la famille. C’était bon de savourer la fête des mamans avec ma soeur et ma maman qui habitent à 150km de chez nous.
    L’école a repris pour l’aîné (il est en rhéto), pas pour le second…. Cela fait un peu bizarre, de nouvelles habitudes à créer, des changements à traverser et une nouvelle vie à s’inventer – pour combien de temps?
    Y aura-t-il un avant/après? Chez moi, pour sûr…. Cette pause m’a fait prendre conscience de bien des choses, tout comme je présume que ce voyage vous fait aussi prendre conscience de bien des choses et que l’on ne vit plus sa vie de la même façon…
    J’ai apprécié le calme des rues, l’arrêt de la course contre la montre et le temps, la solidarité qui s’est créée entre voisins ou même autres habitants du village, j’ai adoré. retrouver le plaisir de la consommation locale, et ces jolis temps de pause où je me permets juste de savourer la nature et un bon bouquin
    Je serai curieuse de savoir ce qui vous marque le plus, ce qui vous titille et ce que tout ceci vous donne comme envies futures.
    Continuez à nous faire rêver et continuez à nous montrer qu’il faut vivre ses rêves!
    Big bisous d’ici!

    1. Coucou Maitresse,
      Après le confinement où il a fallu s’adapter et réapprendre à regarder autour de nous et vivre, Le dé-confinement est encore un changement vers un retour progressive à une situation initiale, mais que restera-t-il de cet initial. Sans aucun doute nos habitudes/relations familiales et professionnelles seront changées, marquées avec quelque part une icône Covid…
      Cela fait plaisir d’avoir de vos nouvelles. plein de gros bisous à tous de là-bas.

    2. Merci Valérie de partager ce petit bout de ta vie avec nous. On traverse tous une tranche de vie intense, différente mais tellement similaire en même temps. Notre parenthèse sur la mer et votre confinement ont un tas de points communs( retourner à l’essentiel, vivre les uns avec les autres, relativiser l’importance du matériel, l’entraide, la solidarité, être plus à l’écoute de soi-même, …). Mon naturel positif me dit que la crise va contribuer à un monde meilleur. Tout a un sens même si on a du mal à le croire en ce moment.
      Merci encore pour chacun de tes messages qui nous portent.
      A bientôt
      Isabelle et les SeaCroods

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